, Labo Algues

À propos d’une poudre bleu

En préparation des portes ouvertes d'atelier LUMA, le Labo Algues est l'un des projets les plus captivants. Entre le ronronnement des imprimantes 3D et les fioles en ébullition, Maartje Dros, du Studio de design Klarenbeek & Dros répond à nos questions à propos d’une étrange poudre d’un bleu très vif.

— Algonesia vient de vous offrir une poudre d’un bleu vif. Pouvez-vous nous en dire plus sur Algonesia et cette poudre ?

La poudre est un extrait de spiruline et Algonesia est un laboratoire de recherche qui étudie les possibles d’utilisations de la spiruline comme colorant dans les cosmétiques, les aliments, etc. La couleur et la qualité varient en fonction du type de spiruline utilisé. Certaines formes sont meilleures pour la santé, d’autres plus adaptées à une utilisation à des fins cosmétiques. Algonesia est en train de tester cette couleur vive, difficile à obtenir, sur différents produits pour voir quels en sont ses effets et possibilités.

De notre côté, nous procédons à des tests pour savoir comment utiliser cette teinte, ou encore comment la fusionner avec le sel. L’algue que l’on trouve en Camargue a un lien direct avec le sel, qui est un matériau très intéressant. Il peut par exemple être utilisé pour cristalliser un bio-polymère afin de le rendre plus résistant.

— Pouvez-vous nous citer un autre de vos principaux collaborateurs ?

Nous sommes en contact avec l’Ecole des Mines, qui possède un laboratoire de recherche sur les algues et qui collabore avec le CEA Cadarache pour développer un bio-polymère à partir d’algues. Dans un premier temps, le CEA s’occupe de cultiver et de traiter les algues, puis l’Ecole des Mines étudie les différentes façons de les intégrer dans le processus de production.

— Comment rendez-vous cette technologie ou ces produits accessibles dans la région ? 

Nous tissons différents partenariats locaux pour chacune de nos phases de production. Il existe à Arles un atelier d’impression 3D avec lequel nous sommes en relation. L’idée de vendre les filaments que nous produisons séduirait les gérants de cet atelier. Par ailleurs, quelques restaurateurs envisageraient d’agrémenter leurs plats et même d’utiliser des contenants et ustensiles à base d’algues de Camargue. L’enthousiasme de nos partenaires est ainsi très encourageant.